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Le remplaçant, Agnès Desarthe 16 avril, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 9:38

418wxwcrulss500.jpgLe remplaçant…

Alors qu’elle avait l’intention de dresser le portrait du pédagogue polonais Janusz Korzach, directeur d’un orphelinat dans le ghetto de Varsovie. Agnès Desarthe préfèrera raconter l’histoire d’ « un exemplaire d’homme » à défaut d’un « homme exemplaire ». Cette histoire est celle de triple B (de ses 3 prénoms : Bouz, Boris, Baruch) qui est le second époux de sa grand-mère. Après la guerre, sa grand-mère et triple B se retrouvent veufs, et décident d’unir leurs destins. Triple B est un remplaçant, un looser malhabile et mauvais bricoleur, mais c’est avant tout un homme dévoué et un conteur d’histoires exceptionnel. Ensemble de souvenirs touchants, de descriptions d’objets hétéroclites qui faisaient de la maison des grands parents une véritable caverne d’Ali baba.
Petit bijou de finesse, de fraîcheur et de sensibilité.

« J’entends encore triple B prononcer « Soljenitsyne » avec le « i » dur suivi du « i » mouillé.
Ce nom si musical que j’assimilais à celui d’un médicament très efficace. Je ne pensais pas que cet auteur critiquait le communisme. Avec un nom pareil, me disais-je, il ne pouvait qu’en être l’apôtre. »

 

 

Les gens, Philippe Labro 8 avril, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 23:18

41m521uerplsl500aa240.jpgLes gens…
Il s’agit de trois vies celle de Maria, Caroline et Marcus Marcus dont le seul point commun est le manque d’amour. Trois personnages qui ne savent plus très bien ni qui ils sont ni où ils vont.
Maria, le personnage principal est très attachant. Elle a eu une enfance extrêmement douloureuse. Le roman débute d’ailleurs par une séquence de sa vie lorsqu’elle se retrouve jetée d’une camionnette en marche. Elle n’a qu’un souhait : devenir quelqu’un d’autre qu’elle-même. Devenue fille au paire dans une importante famille californienne, elle suivra cette famille à Paris. Son histoire est marquée de belles rencontres.
Caroline qui sera l’une d’entre elles, a une vie sentimentale épouvantable.
Marcus Marcus quant à lui est un animateur arrogant et égocentrique.
Leurs chemins vont se croiser, s’entremêler.
Une belle leçon de vie. À la fois drôle et grave.

 

 

Le roi de Kahel, Tierno Monénembo 1 avril, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 22:49

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Le roi de Kahel…
Biographie romancée du vicomte Aimé Victor Olivier de Sanderval. Aimé, nommé Yémé par les Peuls, n’a qu’une idée en tête : la conquête du Fouta Djalon (situé au centre de la Guinée actuelle). Précurseur de la colonisation en Afrique de l’Ouest, il est fasciné depuis l’enfance par les grands explorateurs tels que Renée Caillé. Peu lui importe les dangers de l’Afrique, les difficiles conditions de vie, les maladies, la détention, les moqueries des bureaucrates parisiens qui le prennent pour un illuminé, Yémé n’abandonne pas. Il fait preuve de ruse et parvient progressivement à gagner la confiance du grand almâmi, chef du royaume qui fera de lui un Peul, un ami, un roi de « Kahel ».
Mais l’empire colonial français s’étend en Afrique et désormais rien ne sera plus jamais comme avant.
Il s’agit avant tout de l’épopée d’un personnage fascinant.

 

 

Mise en bouche, Djian 22 mars, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 10:54

41t1wjxxf5lss500.jpgMise en bouche…
Un papa célibataire tombe sous le charme de l’ enseignante de sa fille. L’ enseignante en question se nomme Carole et vit seule avec ses deux enfants depuis que son mari a déserté le domicile conjugal.
Ce matin alors qu’il accompagne sa fille, son enseignante et les enfants de cette dernière dans leur classe, les choses tournent mal. Ils se retrouvent piégés dans une prise d’ otages.
Mais notre papa ne se laisse pas démonter. Il parvient à garder son calme, négocie avec la police, discute avec le forcené qui menace de tout faire sauter.
Petite nouvelle qui mêle prise d’ otages et amourette.

 

 

Entre les murs, François Bégaudeau. 16 mars, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 23:53

31ep64b2pplss500.jpgEntre les murs…
Appel au secours d’un jeune prof.
Ses élèves sont perdus, provocateurs, agressifs, en échec scolaire mais loin d’être bêtes.
Rechercher la confrontation est un jeu pour eux.
Le corps enseignant impuissant a baissé les bras.
Trop jeunes ou bornés pour voire la main que leur professeur leur tend.
Trop enfermés dans leurs murs, dans leur monde.
De petits rayons de soleil percent ça et là cette vision pessimiste, par exemple des petits mots d’excuses maladroits mais sincères et touchants.

 

 

Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder.

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 23:45

51bhzddahhlss500.jpgDernier inventaire avant liquidation…
Pendant l’été 1999, la Fnac organise un sondage.
6000 français sont interrogés afin de choisir les 50 meilleurs livres du XXe siècle parmi une liste préétablie de 200 titres.
Begbeider consacre quelques pages à chacun de ses 50 titres, de Nadja d’André Breton (N°50) à l’étranger de Camus (N°1). Il commente, discute, dépoussière les classiques avec beaucoup d’humour et d’esprit.

 

 

Horowitz et mon père, Salatko 15 mars, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 20:52

41xysraxcdlss500.jpgHorowitz et mon père…
Il y a déjà longtemps, Dimitri et son acolyte Vladimir Horowitz, surnommé « feuille de chou », se battaient en duel au piano.
Dimitri était talentueux, beau, séduisant.
Puis il y eut la révolution d’octobre et la défaite de l’armée blanche. L’exil.
Dimitri qui avait pourtant tout pour réussir se retrouvera ouvrier au service galvanoplastie des usines Pathé-Marconi.
De son côté, Horowitz réussira aux Etats-unis une brillante carrière.
La mère de Dimitri se montre possessive, jalouse de la réussite de Vladimir, agaçante lorsqu’elle idolâtre son fils. Déterminée à ce qu’il ne gâche pas un tel potentiel, elle se montre injuste et cruelle, notamment avec sa belle fille qu’elle tient pour responsable de « l’échec » de Dimitri.

 

 

Sur la plage de Chesil, Ian Mc Ewan 1 mars, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 12:34

41ghakhr1jlss500.jpgSur la plage de Chesil…

Ils ont à peine plus de vingt ans et viennent de se marier. Tout s’est bien passé et les voilà dans un hôtel du Dorsset pour leur nuit de noces. Dès les premières pages, on sent pourtant un malaise. Nous sommes en 1962, « l’époque où le fait d’être jeune représentait un handicap social, une preuve d’insignifiance… dont le mariage était le premier remède », une époque où parler de ses problèmes sexuels était inconcevable.
Florence est issue d’une famille aisée, c’est une violoniste douée, passionnée. Edward vient d’une famille perturbée et modeste, il termine des études d’histoire, mais rejoindra ensuite l’entreprise de son beau-père. Ils sont évidemment vierges, « prisonniers de leur époque » et de leur éducation.Ils s’aiment bien sûr et pourtant… Il a peur ce soir d’être ridicule et d’être déçu, mais il n’en dira rien. Elle a peur et ressent « un dégoût incoercible » mais elle ne peut en parler. De ces silences va naître une violence révélatrice.
Ian McEwan alterne souvenirs et réalités, tendresse et frustrations. L’auteur sait rendre cette atmosphère pesante où tout prend une importance considérable.
Elle joue la montre, il est emporté. Elle lui avoue sa peur, mais cache son dégoût. L’écriture épouse alors l’angoisse et l’appréhension des deux protagonistes puisque le moment crucial est sans cesse repoussé par des flash-back.
« Il suffirait de presque rien ». Mc Ewan rappelle que la libération sexuelle qui suivit ne fut pas le bonheur automatique auquel beaucoup crurent.
« Voilà comment on peut radicalement changer le cours d’une vie : en ne faisant rien. Sur la plage de Chesil (Edward) aurait pu appeler Florence, s’élancer pour la rattraper ».
Oui, tout est dans le conditionnel… car au fond que manquait-il à Edward et Florence pour être heureux ? Peut-être pas grand-chose… sans doute auraient-ils dû, l’un comme l’autre, être moins fiers et orgueilleux.

 

 

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra 20 février, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 10:00

51hqsvzltlss400.jpgCe que le jour doit à la nuit…

Roman sur la douleur d’un peuple. Younes pour les Arabes, Jonas pour les Français.
Deux prénoms pour deux aspects de cette Algérie coloniale.
Younes et sa famille quittent la campagne où ils ont tout perdu suite à un incendie, pour s’installer dans les quartiers pauvres d’Oran.
Malgré sa volonté le père de Younes va d’échec en échec et va connaître une longue descente aux enfers.
L’oncle de Younes, algérien et pharmacien et son épouse Germaine qui est française vont d’adopter Younes, lui donner de l’amour et lui permettre de faire des études.
Mais la guerre coloniale divise le pays et Younes est tiraillé entre deux cultures.
Il restera cependant fidèle à ses valeurs, à sa parole, à ses amis, quitte à être malheureux et à repousser l’amour de sa vie.

« Si une femme t’aimait et si tu avais la présence d’esprit de mesurer l’étendue de ce privilège aucune divinité ne t’arriverait à la cheville ».

 

 

La pluie avant qu’elle tombe, Jonathan Coe. 17 février, 2009

Classé dans : Litterature — maggymauve @ 19:34

51gqo6z0lss500.jpgLa pluie avant qu’elle tombe…

Selon Jonathan Coe, on n’est pas ce que l’on veut. Mais nos destinées, nos vies sont guidées par ce fil invisible entre générations. L’auteur joue avec cette mémoire d’outre-tombe pour nous faire découvrir ce secret si bien gardé. Ce roman témoigne de l’influence que peut avoir sur nous des êtres que l’on a pas connu. Cette relation est mise en lumière par 3 générations de femmes, Beatrix, Théa, Imogen, liées par des relations mère-filles violentes. Rosamond se suicide tout en laissant derrière elle, quatre cassettes, soit 90 minutes retraçant l’histoire familiale en décrivant 20 photos par ordre chronologique pour support. Ces photos reprennent des instants de vie, tel qu’un pique-nique familial, un repas de Noël…sur lesquelles tout le monde souri l’instant d’un cliché. Mais J. Coe nous met en garde, les photos peuvent nous mentir, et ces sourires n’être qu’illusions. Ce témoignage est destiné à Imogen sa petite cousine aveugle, qu’elle regrette d’avoir si peu connu.
Une histoire qui tourne en boucle puisque le présent renvoie au passé. La pluie avant qu’elle ne tombe n’existe pas, mais les choses ont elles besoin d’exister pour rendre les gens heureux.

 

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